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5 janvier 2016

LE PLASTIQUE

Saviez-vous que…

Chaque année, 6,5 milliards de kilos de déchets plastiques sont déversés dans les océans, soit 206 kilos par seconde qui finissent en microparticules ingérées par la faune marine.

Le plastique utilisé à des fins éphémères représente plus de 44 % du total ; les activités d’emballages forment la plus grande partie de cet usage « jetable » des plastiques et le packaging à usage agroalimentaire représente plus de la moitié, en poids, du total.

Le plastique, à la différence des polymères naturels, est peu dégradable et mal biodégradable. Parmi les produits finaux de dégradation, certains de leurs additifs sont des perturbateurs endocriniens, et d’autres (métaux lourds, colorants ou stabilisateurs) sont toxiques et non biodégradables. Dans les années 1980, on a constaté que des milliards de petits fragments de plastiques étaient présents dans plusieurs les océans. On en a depuis trouvé dans toutes les mers du globe.

Le plastique flottant devient des déchets marins qui, même dans des zones éloignées, tuent des espèces protégées et menacées. Les sacs plastiques mangés par des tortues qui les confondent avec des méduses ne sont qu’un des exemples. Un autre problème est celui de nombreux albatros qui meurent, l’estomac pleins de dizaines de jouets et objets en plastique, qu’ils ont ingéré en mer ou que leurs parents leur ont apportés au nid. Ces objets sont apportés par les parents à leurs poussins comme s’il s’agissait de nourriture (ils étaient couverts d’œufs ou d’organismes marins comestibles) et à la différence des os ou arêtes avalés par les oiseaux, ils ne peuvent être dissous par les sucs digestifs d’aucun animal, ni ressortir de l’estomac des poussins ou adultes qui finissent par en mourir. Les poussins d’albatros sont ainsi nombreux à mourir après avoir ingéré parfois plusieurs dizaines d’objets en plastique (bouchons, morceaux de stylos, et autres jouets pour enfants, débris de récipients, etc.).
Selon une étude publiée en 2011 par l’Institut océanographique de San Diego (Californie), on trouvait en 2009 des morceaux de plastique ingérés dans 1 poisson sur 10 dans le Pacifique Nord, et les poissons vivant aux profondeurs moyennes en ingèreraient 24 000 t/an environ.

La combustion de la plupart des matières plastiques libère de nombreux polluants et toxiques, en particulier lorsqu’il s’agit de PVC.

Un autre phénomène, encore émergent, est la diffusion massive de microplastiques et microbilles de plastique dans des centaines de produits cosmétiques, dentifrices, savons et shampoings, que l’on retrouve sous forme de déchets mal retenus par les stations d’épuration, dans les cours d’eau, les lacs et la mer.